vendredi 18 novembre 2016 à 18h30

Dicussion autour des textes relatifs à :"POUR EN FINIR AVEC L'IDÉOLOGIE ANTI-IMPÉRALISTE ET SES RÉSIDUS"

Dans la mer des antiques erreurs du passé, reproduites à l'infini, on citera aisément le cas de l'anti-impérialisme. Si cette idéologie a notamment pris appui sur des tentatives d'émancipation qui ont eu cours lors de la décolonisation, d'un point de vue anti-autoritaire, elle est ce qui en est ressorti de pire, avec un certain succès. Il n'a pourtant rien à en sauver, à part peut-être de belles imagespublicitaires de vulgaire propagande. Née de la fausse opposition des petites nations face aux grands empires, cette marotte historique de l'extrême gauche, qui, de Lénine à Arafat, a toujours eu pour rôle de transformer des conflits sociaux en guerres et/ou guérillas politiques et militaires à l'intérieur même des dites « nations », entre factions rivalisant pour prendre le pouvoir, ou bien entre nations et empires du nord et nations du sud, ou encore entre nations impérialistes et nations « opprimées » (qui ne sont rien d'autre que des vecteurs? d'oppression) ; de la dite révolution islamique d'Iran (qui, en fait, n'était que la contre-insurrection locale) aux vallées de larmes africaines ou sud-américaines, l'anti-impérialisme n'a jamais servi à rien d'autre qu'à faire triompher les nations, et avec elles, les États, pour écraser révoltes et insurrections sociales. Comme outil contre-insurrectionnel, l'idéologie anti-impérialiste a su, par le biais du marxisme-léninisme, montrer toute son efficacité au cours de la Guerre froide. Aujourd'hui, ses débris refont surface, comme pour accompagner la pauvreté d'une époque qui ne cesse de recycler seulement le pire de son héritage mité.

A travers la création quasi simultanée des entités étatiques israélienne et palestinienne (et dans la foulée, la création des « peuples », des « drapeaux » et des « nations millénaires » ? qui n'existaient pas avant ? qui vont avec?), à travers les exemples syriens ou kurdes, et pourquoi pas, d'autres encore (Vietnam, Cuba, Venezuela, Irak, Liban, Irlande, Libye, etc.) nous tenterons de dégager des axes critiques de la pensée et des pratiques de l'anti-impérialisme, afin d'en montrer les conséquences contre-révolutionnaires, au passé comme au présent. Contre-révolutionnaires aussi parce qu'elles admettent les revendications nationales, religieuses et étatistes qui ne font jamais que consolider le pouvoir, fût-ce un pouvoir à venir. Car l'anti-impérialisme fait aujourd'hui son retour, de pair avec d'autres formes dangereuses sous pavillon de gauche : nationalismes, identitarismes, racismes pseudo-subversifs, populismes, culturalismes et autres foyers idéologiques de séparation des exploités entre eux, sur des critères qui n'ont jamais rien de subversifs.

Des suggestions de lecture sont disponibles ici :
https://ladiscordia.noblogs.org/programme-de-maijuin-2016/

Vendredi 18 novembre à 18h30 avec « Fallait-pas » chacun apporte un truc à boire et à manger à partager ensemble au Centre Ascaso Durruti, 6 rue Henri René - Montpellier.

Source : http://ascaso-durruti.info
Source : message reçu le 14 novembre 09h

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